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Marius, chef de projet dans les transports

 
EMPLOI

Pouvez-vous vous présenter (nom, prénom, niveau d'étude) ?

BASTY, Marius – MASTER 2 GEOGRAPHIE

Quel poste occupez-vous actuellement (fonction, établissement, localisation) ?
En quoi consiste-t-il ? Souhaitez-vous communiquer votre tranche de salaire ?

J’occupe actuellement un poste de chef de projet dans la planification pluriannuelle de l’offre au sein des Transports publics de la région Lausannoise (tl) dans le Canton de Vaud, en Suisse. Mon poste consiste à piloter et coordonner les projets d’évolution de l’offre de transport public sur l’agglomération lausannoise en accord avec les autorités communales, cantonales et fédérales compétentes. Plus concrètement, je suis chef de projet sur le projet de prolongement du tramway sur un linéaire de 3 kilomètres environ. Ainsi, j’encadre les mandataires travaillant sur le projet, gère le budget et rends compte de l’avancement aux financeurs du projet, à savoir les autorités cantonales.

Pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel ?
Après mon Master de géographie à Lyon, j’ai opté pour une année de master complémentaire. Il s’agissait d’un master cohabilité entre l’Institut d’Urbanisme de Paris (aujourd’hui EUP) et l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC – Ecole des Ponts Paristech) spécialisé en transports et mobilités. Cette année de master comprenait 6 mois de stage que j’ai effectués au sein du bureau d’études en planification et ingénierie des transports SYSTRA (filiale commune de la RATP et de la SNCF). Mon stage a débouché sur un emploi en CDI. J’ai occupé le poste de chargé d’étude en planification des transports chez SYSTRA pendant 5 ans. Durant cette période, j’ai eu l’occasion d’intervenir sur des projets et des études variés comme par exemple :
- L’élaboration du Dossier d’Objectifs et de Caractéristiques Principales (DOCP) du projet de TCSP (Transport en Commun en Site Propre) reliant la gare d’Esbly au Val d’Europe en passant par Marne-la-Vallée – Chessy ;
- Le Schéma des Transports de Tahiti en Polynésie française (élaboration du diagnostic des déplacements et de la mobilité sur l’île, travail sur 3 scénarios d’amélioration des déplacements et préconisation d’une piste d’optimisation du secteur des transports collectifs sur Tahiti) ;
- L’élaboration d’un guide pour le CERTU (aujourd’hui CEREMA) relatif aux Navettes fluviales et maritimes comme nouveaux modes de transports publics urbains ;
- L’accompagnement de SNCF Réseau dans les travaux de modernisation et de suppression des passages à niveau de la ligne Sainte-Pazanne – Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Sainte-Pazanne – Pornic ;
- L’étude d’une tarification multimodale et alvéolaire pour le compte de la Région Alsace ;
- L’étude de scénarios d’intégration tarifaire multimodale pour le compte du Schéma Multimodal et Interrégional des Transports du Nord-Pas-de-Calais (SMIRT NPDC)…

Avez-vous trouvé facilement cet emploi ? Comment vous y êtes-vous pris ?
En novembre 2015, j’ai été contacté par un chasseur de tête via LinkedIn. Il me proposait de soumettre mon CV aux Transports publics de la région Lausannoise (tl) qui cherchaient un chef de projet en planification des transports. Après quelques hésitations, j’ai décidé de postuler. S’en est suivie une procédure d’un mois comprenant entretiens, mise en situation, tests de personnalité… En janvier, les tl m’ont annoncé que mon profil était retenu. Au terme d’un préavis de 3 mois, j’ai quitté Paris et le France pour m’installer à Lausanne et prendre mes nouvelles fonctions de chef de projet.

Pouvez-vous nous donner un exemple de mission assurée aujourd’hui, en lien avec votre formation initiale ?
J’interviens aujourd’hui sur plusieurs projets parmi lesquels figurent les projets d’amélioration de l’offre de transport public dans certaines communes de l’agglomération (extension de lignes de bus, adaptation des horaires…) comme des grands projets structurants pour l’agglomération comme le prolongement d’une ligne de tramway.
Si l’on prend l’exemple d’un projet concret, je travaille actuellement sur l’amélioration de l’offre de transport public sur un secteur en développement de l’agglomération. La commune territorialement concernée a sollicité les tl afin de savoir comment on comptait répondre à la hausse de la demande de transport qu’allaient générer les projets de densification en cours. Je procède en premier lieu à l’établissement d’un diagnostic territorial et de mobilité : quels sont les pôles générateurs de déplacement, quelle est la densité d’habitations et d’emplois, comment le secteur est-il desservi. Ensuite, à l’aide des chiffres de fréquentation actuels d’une part et des projections de population d’autre part, je tente, en collaboration avec les équipes d’analystes des données socio-économiques, de trouver la part modale des transports publics projetée pour les nouveaux habitants du quartier. En fonction de cela, nous jaugeons ensuite avec le service de l’exploitation et de la production des grilles horaires si un renforcement est nécessaire.

Quels sont les points positifs de votre métier ?
Ce qui me plaît le plus dans mon métier est la part importante du relationnel, des rencontres avec les techniciens communaux et cantonaux, mais aussi avec les élus ou les riverains dans le cadre d’un projet. Le deuxième point qui me plaît beaucoup est le fait d’être partie prenante de la transformation d’un territoire. Lausanne connaît en effet une transformation importante actuellement : 70 000 nouveaux habitants sont attendus à horizon 2030, ce qui occasionne de nombreux chantiers pour faire sortir de terre de nouveaux quartiers d’habitation, mais aussi de nombreux chantiers de développement des transports publics.

Quels en sont les points négatifs ?
La partie plus frustrante de mon métier est la forte dépendance aux décisions politiques. Ainsi, si de nombreux projets sont intéressants, porteurs d’amélioration des conditions de déplacement de la population et des conditions de vie, ils se heurtent parfois à des blocages politiques qui ne tiennent pas forcément compte d’arguments rationnels mais surtout de jeux de pouvoir et d’influence…


FORMATION EN GEOGRAPHIE et/ URBANISME

Quel a été votre parcours au sein de l'Université Lumière Lyon 2 ? Quel diplôme avez-vous obtenu ?
J’ai suivi à l’université Lumière Lyon 2 une formation d’un an en Master 1 de Géographie, Environnement, Territoire (GET) au sein de la faculté GHHAT. J’y ai suivi des cours en épistémologie de la géographie, géographie urbaine et rurale ainsi que géographie physique. J’y ai surtout eu la chance de travailler sur un mémoire de recherche sous la direction de Manuel Appert portant sur la dépendance automobile lue à travers l’expérimentation des transports publics régionaux en région stéphanoise. Ce fut pour moi l’occasion de découvrir le lien entre la géographie et les transports, deux centres d’intérêts que je ne pensais pas si conciliables.

Quelles compétences avez-vous acquises grâce à votre parcours en géographie et/ou urbanisme ?
Le principal apport de cette année suivie à Lyon 2 fut l’acquisition d’une solide méthodologie d’analyse et de synthétisation de données souvent nombreuses et riches. L’analyse cartographique et l’établissement de diagnostics territoriaux a également été un apport précieux de cette formation.

Quels ont été les temps forts de votre formation ? Pourriez-vous décrire un souvenir particulier qui vous aurait marqué ?

Le souvenir m’ayant le plus marqué durant ma formation est la formidable opportunité de travailler pour l’INRETS (Institut National de REcherche sur les Transports et la Sécurité – aujourd’hui IFSTTAR) dans le cadre d’un projet de recherche franco-allemand portant sur le lien entre urbanisme et transports et plus particulièrement sur l’urbanisme orienté sur le rail. Manuel Appert m’a associé à cette démarche qui a donné lieu à mon travail de mémoire de recherche et m’a ouvert les yeux sur ma volonté de travailler dans le domaine de l’urbanisme et des transports publics. J’ai même eu la chance de faire plusieurs sorties terrain avec mon directeur de mémoire, notamment pour documenter photographiquement mon travail.

Quels sont les 3 mots qui vous viennent à l'esprit quand on vous dit "Université Lumière Lyon 2" ?
Méthodologie, Dynamisme, Précision

mise à jour le 19 juin 2017


Université Lumière Lyon 2