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2016 - 2017 - S3 - TD - Arts et architecture contemporains

 
2BCHA013 Art contemporain

 Présentation :

« S'il était possible, jusque dans les années 1960, de ne classer les œuvres d'art que dans les deux seules catégories de la peinture et de la sculpture, les années suivantes marquent quant à elles une rupture fondamentale et définitive avec les certitudes de ce système de classification. À la peinture, le métal ou la pierre s'ajoute alors une profusion de matières et matériaux – lumière, air, sons, mots, personnes, nourriture, etc... - que les artistes modèlent, agencent et fusionnent à leur guise afin de créer des œuvres qui remettent en question la définition de l'œuvre d'art » (Michael Archer, L'art depuis 1960, Paris, Thames & Hudson, 2002).
Ce TD rendra compte des profonds changements survenus dans l'art en France, et plus largement en Europe, en proposant différentes analyses d'œuvres et de textes, allant de l'Art cinétique à l'Actionnisme viennois, de l'Arte Povera à BMPT, en passant par la Figuration narrative, le Nouveau Réalisme, ainsi que Fluxus et Supports-Surfaces.

Plan de cours :

Séance 1.


Présentation du cours : aspects théoriques, bibliographiques, et méthodologiques.

Séance 2.

Mise en place des différentes séances.
Aspects historiques et esthétiques, au regard des différents mouvements artistiques abordés.

Séance 3.

Art cinétique :

« S'inspirant des innovations scientifiques et technologiques (mathématiques, cybernétique, électronique, information), les artistes de l'Art cinétique jouent sur la perception visuelle mais aussi sur les réactions physiologiques de l'ensemble des sens stimulés par la lumière et / ou le mouvement. Le critique Frank Popper les nomme aussi « optico-cinétiques » dans son ouvrage Naissance de l'art cinétique paru en 1967 ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.617).

Œuvres analysées en cours :

− Yaacov Agam : Double métamorphose, 1968-1969.
Tecnique mixte. 127 x 188 cm.
Centre national d'art contemporain. Paris.
− Jesús Rafael Soto : Environnement, 1967.
Fer et peinture. Hauteur variable.
Collection Pompidou. Paris.
− François Morellet : Sphère-Trame, 1972. (Groupe de recherche d'art visuel, GRAV).
Métal.
Musée de Grenoble.

Séance 4.

Performance / Body art :

« L'art corporel (en anglais Body Art), est une tendance artistique internationale – branche du happening – qui se développe au début des années 70 : le corps devient l'outil et le support de la création [...]. Le corps, généralement celui de l'artiste et non plus du modèle, subit une action dont la trace est conservée grâce à d'autres médiums (photographie et vidéo). Les gestes oscillent entre le simple exercice, le travestissement, la grimace déformante, et les expériences corporelles extrêmes sur la résistance à la douleur, les limites physiques avec des automutilations proches du masochisme ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.617).

Œuvres analysées en cours :
− Michel Journiac : Messe pour un corps, 1969.
Performance à la galerie Daniel Templon. Paris.
− Gilbert & George : Singing Sculpture (Underneath the Arches).
Performance. (éxécutée pour la première fois à Londres en 1969).
− Rebecca Horn : Unicorn, 1970.
Performance.

Séance 5.

Actionnisme viennois :

Le groupe se constitue officiellement en 1965.
« Les actionnistes viennois se livrent à une escalade dont la violence devient rapidement insoutenable. Ils transgressent les tabous, recourent aux provocations pour secouer le joug d'une société jugée oppressante, mêlent à l'art les aspects les plus triviaux de la vie. [...]. Hermann Nitsch, adepte déclaré de l'oeuvre totale et fondateur de l'Orgien Mysterien Theater, faisait également partie du groupe. Nitsch utilisait des dépouilles d'animaux dans des actions qui ressemblaient à des rituels païens où les références chrétiennes abondaient ». (in Denys Riout, Qu'est-ce que l'art moderne ?, Paris, Gallimard, 2000, p. 474-475).

Œuvres analysées en cours :
− Hermann Nitsch : 5ème action. 3 mars 1964, 1964 (Théâtre des Orgies et des Mystères).
Performance.
− Rudolf Schwarzkogler : Action 3, été 1965.
Performance.
− Günter Brus : Selbstvertümmellung (Automutilation), 1965.
Performance.

Séance 6.

Arte Povera :

« Le critique d'art italien Germano Celant est à l'origine du terme Arte Povera (art pauvre), issu du theâtre de Grotowski. Il en développe les principes lors de la première exposition manifeste Arte Povera – Im Spazio, qui se tient en 1967 à la Galerie La Bertesca, à Gênes. Il s'agit de créations plastiques composées pour l'essentiel de matériaux naturels, souvent périssables (bois, laitue, pommes de terre) ou d'objets conducteurs d'énergie (néons, cuivre). Le simple usage ou l'association de ces éléments offre un regard critique sur la société fondée sur le culte de la technologie et de la valeur marchande ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.618).

Œuvres analysées en cours :

− Giuseppe Penone, Albero (Arbre), 1973.
Bois, 550 x 19,5 cm.
Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.

− Jannis Kounellis, Dodici cavalli vivi (Douze chevaux vivants), 1969.
Installation, à la galerie L'Attico à Rome, Italie.
− Mario Merz, Igloo de Giap, 1968.
Cage de fer, sacs de terre, néons, batteries, accumulateurs. 120 x 200 cm.
Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.

Séance 7.

Groupe BMPT :

« Ce sigle abstrait cache les initiales des noms de quatre peintres : Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier, et Niele Toroni. Ces artistes, français à l'exception de Toroni, qui est suisse – s'associent pour exposer ensemble au huitième Salon de la jeune peinture en janvier 1967, à Paris. Leur ambition est de réduire la peinture à son degré zéro grâce à un vocabulaire minimal : des bandes verticales alternativement blanches et de couleurs, larges de 8,7 cm pour Buren, des cercles évidés de 7,8 cm de diamètre extérieur pour Mosset, des bandes horizontales de 38 cm de large pour Parmentier et des empreintes de pinceau n°50, disposées en quinconce tous les 30 cm, pour Toroni. Ces motifs répétés, de facture neutre et anonyme, doivent être appréhendés en tant qu'« outils visuels » participant à la critique du tableau de chevalet ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.618).

Œuvres analysées en cours :
− Daniel Buren : Photo-souvenir : peinture aux formes variables, mai 1966.
Huile sur toile de coton tissée à rayures, 151 x 136,5 cm.
− Olivier Mosset, Peinture sur toile, 1971.
50 x 50 cm.
− Michel Parmentier, Rouge, 1968, 1968.
233 x 240 cm.

Séance 8.

Figuration narrative :

« Gérard Gassiot-Talabot est à l'initiative de ce mouvement qui réunit des peintres figuratifs européens vivant en France. Deux expositions organisées par le critique en fixent les principales caractéristiques : Mythologies quotidiennes, présentée au Musée d'art moderne de la Ville de Paris en 1964, et la Figuration narrative dans l'art contemporain, proposée à la galerie Creuze dès l'année suivante [...]. Si l'iconographie, directement puisée dans le monde quotidien, ressemble à celle du Pop Art, elle est utilisée en contre modèle de la société américaine. Les acteurs de la Figuration narrative, proche du marxisme pour la plupart, prônent un art subversif et réalisent une peinture engagée à la fois politiquement et socialement ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.619).

Œuvres analysées en cours :
− Bernard Rancillac, Enfin silhouette affinée à la taille, 1966.
Acrylique sur toile, 195 x 130 cm.
Musée de Grenoble.
− Valerio Adami, Great Northern Hôtel, 1970.
Acrylique sur toile (?), 198 x 147 cm.
− Gilles Aillaud, Marabout derrière la grille, 1970.
Huile sur toile, 130 x 170 cm.
Séance 9.

Nouveau Réalisme :

Bien que les artistes du Nouveau Réalisme aient « des pratiques disparates, Pierre Restany les réunit en démontrant qu'ils possèdent un dénominateur commun, le principe de proposer « de nouvelles approches perspectives du réel »; c'est-à-dire une logique similaire en réponse à la fin de la peinture, une même volonté d'appropriation d'objets de consommation et d'éléments tirés de l'environnement quotidien (le plus souvent urbain) ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.621).

Œuvres analysées en cours :
− Arman, Chopin's Waterloo, 1962
Morceaux de piano brisés, fixés sur un panneau de bois. 186 x 302 x 48 cm.
Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.
− Christo, Mur de Barils – le Rideau de fer, rue Visconti, Paris, 27 juin 1962.
Action-spectacle avec 240 bidons d'huile en métal. 430 x 380 x 170 cm.
− Daniel Spoerri, Repas Hongrois, tableau piège, (Le Restaurant de la Galerie J., Paris), 1963.
Vaisselle, bouteilles, restes de repas, objets divers, métal, verre, porcelaine, tissu sur aggloméré peint. 103 x 205 x 33 cm.
Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.
− Yves Klein, Anthropométries de l'époque bleue, Galerie international d'art contemporain, Paris, 9 mars 1960.
Performance. (Photographie N & B./ archives Yves Klein).


Séance 10.

FLUXUS :

« George Maciunas, ancien élève de John Cage, crée le mouvement Fluxus et la revue éponyme lors d'une soirée musicale, , qu'il organise dans la galerie A / G en 1961. Le choix du nom fait directement à l'idée du flux de la vie, à son caractère transitoire. Il correspond aussi à la nature même du groupe, qui n'est jamais fixe. Fluxus est international et nomade par essence. [...] En effet, Fluxus défend l'idée du non-art et propose une vision anti-conformiste en lutte contre la société bourgeoise et l'esprit consumériste. Seule compte la réunion art et vie ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.619).

Œuvres analysées en cours :
− Robert Filliou, Sémantique générale, 1962.
Matériaux divers sur panneaux de bois reliés par des crochets.
149 x 182 x 6 cm.
Mönchengladbach, Städtisches Museum Abteiberg.
− Nam June Paik, One for Violon, au festival néo-dada in der musik.
Düsseldorf, 16 juin 1962.
Performance.
− George Maciunas, Same Card Flux Deck, 1967.
Boîte en plastique, 52 cartes à jouer, plastique, papier cartonné.
2,4 x 9,3 x 8 cm.
Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.





Séance 11

Supports / Surfaces :
« Une même volonté unit les artistes de Supports/Surfaces, celle d'interroger l'objet tableau. Adoptant une logique déconstructive, ils en analysent les éléments constitutifs : le support (le châssis) et la surface (la toile). Pour mener à bien cette dissection, ils choisissent d'utiliser des matériaux pauvres tels que la corde, la tarlatane, ou des draps, associés à des techniques simples souvent archaïques, comme l'empreinte, le nouage, le pliage. La particularité de Supports / Surfaces est de lier intimement la pratique artistique à un discours théorique influencé par le marxisme-léninisme, la psychanalyse, ou encore le structuralisme ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.622).

Œuvres analysées en cours :
− Louis Cane, Sol / Mur, 1974.
Huile vaporisée et appliquée au pinceau sur toile.
Partie murale, 287,5 x 247 cm. Partie au sol, 214,8 x 198 cm.
Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.
− Claude Viallat, Orangé, formes bleu clair, 1970.
Colorants et résine acrylique sur toile. 123,3 x 200 cm.
Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.
− Daniel Dezeuze, Châssis, 1967.
Feuille de plastique transparent tendue sur châssis.
194,5 x 130 x 2 cm.

Séance 12.

Land Art :
« Il s'agit d'un art construit à la fois dans et avec le paysage, offrant une échappée hors des lieux institutionnels et marchands. [...]. Deux sensibilités sont perceptibles. La première plus spécifiquement liée au gigantisme des paysages américains, entraîne une modification importante du site. [...]. La seconde procède selon des principes de transformations « légères » : des déplacements temporaires de pierres, de morceaux de bois, voire de marquages de simples traces de pas sur l'herbe. Ces actions sont à comprendre dans le cadre plus général d'une marche, d'une promenade. Cependant, les deux sensibilités ont en commun de nécessiter un travail de documentation par le biais de films, de photographies, ou de cartes topographiques permettant de fixer l'œuvre qui, par essence, est éphémère ». (collectif, L'art du XXe siècle. De l'art moderne à l'art contemporain. 1939-2002, Paris, Citadelles & Mazenod, 2005, p.620).

Œuvres analysées en cours :
− Richard Long : A line made by walking. England, 1967.
Photographie N & B., 37,5 x 32 cm.
− Robert Morris : Observatory, 1971-1977.
Oostelijk (Flevoland), Pays-Bas, terre, herbe, bois, acier, granite, eau.
Diamètre : 91 m.






 


mise à jour le 19 septembre 2016


Université Lumière Lyon 2